Dernière version du 27.10.2010 11h40
Sommaire
1 La mise en place d’un cadre réaliste
1.1 Au niveau des personnages
1.2 Au niveau des lieux
1.3 Le glissement progressif vers l’irréel
1.3.1 La création d'un univers mystérieux
1.3.2 Le château
1.3.3 La mise en valeur du portrait
2 Le registre fantastique
2.1 L’incertitude
2.2 L’ébranlement
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[modifier (
modifier-114-section-1.cours)]La mise en place d’un cadre réaliste
[modifier (
modifier-114-section-2.cours)]Au niveau des personnages
Narrateur interne au récit.
Emploi du pronom « je » : identification possible du lecteur avec le narrateur, authenticité du témoignage.
Des détails comme la blessure qui justifie son arrêt en pleine nuit dans la montagne, de plus le narrateur est un amateur d’art qui s’intéresse à la peinture et peut en parler avec des termes techniques.
Par ailleurs le narrateur est accompagné de son domestique dont il va donner l’identité ; il s’appelle Pedro.
[modifier (
modifier-114-section-3.cours)]Au niveau des lieux
L’action se passe dans un château, au milieu des Apennins. Nous avons une description précise de l’intérieur : la décoration et une chambre en particulier, celle qui sera la chambre du narrateur.
[modifier (
modifier-114-section-4.cours)]Le glissement progressif vers l’irréel
[modifier (
modifier-114-section-5.cours)]La création d'un univers mystérieux
Le moment choisi par le narrateur est précis : le profond minuit arriva. Il s’agit d’un moment connoté de peur et de mystère.
[modifier (
modifier-114-section-6.cours)]Le château
Le château comporte de nombreux éléments inquiétants. Tout d’abord, le narrateur est isolé au milieu des montagnes. Ensuite, il est abandonné et la tour dans laquelle il va se réfugier est à l'écart du bâtiment. Troisièmement, le château ressemble à une sorte de prison, de labyrinthe inquiétant avec sa foule de recoins et son architecture étrange, "bizarre". Enfin, ce château est personnifié avec l’expression « leur front sourcilleux » ; d’ailleurs le narrateur fait lui même référence à Mistress Radcliffe, auteur de roman gothique.
[modifier (
modifier-114-section-7.cours)]La mise en valeur du portrait
Le portrait est mis en valeur avec une opposition entre l’ombre et la lumière. Cette mise en valeur rappelle le procédé du clair-obscur en peinture. On relève donc dans le texte deux champs lexicaux opposés : celui de l’ombre et celui de la lumière.
| L'ombre | La lumière |
|---|---|
| La nuit | Candélabre |
| Fermer les volets | Les rayons de nombreuses bougies |
| Le profond minuit | Le flambeau |
| Ombre profonde |
...
Grâce à ce contraste le portrait apparaît comme l’apparition d’une jeune fille.
[modifier (
modifier-114-section-8.cours)]Le registre fantastique
[modifier (
modifier-114-section-9.cours)]L’incertitude
Le texte oscille entre le rêve et la réalité. En effet, le narrateur affirme qu’il a fermé les yeux, sort d’un demi-sommeil, il est à demi étendu, à demi assis ; mais par ailleurs il semble vouloir faire un effort de lucidité, ainsi il affirme essayer de se calmer et préparer son esprit à une contemplation plus froide. Ou alors il se dit rappeler à la vie réelle, il utilise de nombreux verbes de perception du champ lexical de la vue. Rêve ou réalité le narrateur ne le sait pas lui-même, il utilise des modalisateurs comme le « peut-être », qui montrent qu’il a perdu les repères temporels.
[modifier (
modifier-114-section-10.cours)]L’ébranlement
L’incertitude fait naître de la peur dont on relève d’ailleurs le champ lexical : « tressaillir » avec la graduation hyperbolique « épouvanter » et « terreur profonde ».