Dernière version du 13.01.2007 17h27
En 1845, l'Italie est démembrées en huit Etats (le centre est formé des Etats de l'Eglise, le Sud constitue le Royaume des Deux Siciles et le Nord est à la fois morcelé et amputé de la Lombardie et de la Vénétie annexées par l'Empire d'Autriche). Mais le fractionnement se trouve aussi sur le point de vue culturel, l'Italien n'est parlé que par les étlites et la majorité des habitants utilise des dialectes très différents les uns des autres.
L'initiative pour l'unification de l'Italie provient de la région la plus riche. Elle repose sur l'alliance entre la bourgeoisie d'affaires du Nord (le Nord qui bénéficie d'ailleurs de la croissance de l'industrie et qui modernise son agriculture) qui souhaite élargir ses marchés et le comte de Cavour (Premier ministre du royaume de Piémont-Sardaigne de 1852 à 1861).
Cavour veut d'abord vaincre l'Autriche (qui occupe la Lombardie et la Vénétie), il s'appuyera alors sur le soutient de la France sous l'Empereur Napoléon III qui accepte de donner son appui militaire a la condition de ceder à la France Nice et la Savoie.
Cavour réalisera une grande partie de son programme entre 1859 et 1861, Il profitera des soulèvements qui ont lieu dans l'Italie centrale, suite aux défaites autrichiennes, pour continuer son rassemblement.
En 1860, tout le sud de l'Italie se rattache au Piémont suite à l'épopée de Garibaldi qui accepte, par patriotisme, de ne pas marcher sur Rome et de se rallier au mouvement d'unité.
Enfin, en 1870, l'unité s'achève. Il ne reste « qu'à » faire de Rome la capitale de l'Italie. Ainsi en voulait le voeu de Cavour et de tous les patriotes mis a part Napoléon III qui était soucieux de ne pas se brouiller avec les catholiques. En septembre, après la chute de l'Empire, Rome devient la capitale de l'Italie unifiée !
Il ne fallut evidemment pas que le rattachement à cette ville ne puisse être interprété par la grande masse des catholiques d'Italie et de l'étranger comme signe de servitude a l'Eglise.