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Chemin : Daskoo > Cours > Histoire > la bourgeoisie à l'âge industriel
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la bourgeoisie à l'âge industriel

Dernière version du 15.04.2008 12h16

Sommaire

1 Contexte historique
1.1 Facteurs influençant la Révolution Industrielle
1.2 La Révolution Industrielle
1.2.1 Innovations techniques afin d’augmenter la productivité.
1.3 Conséquences de la Révolution Industrielle: les régions sont métamorphosées
1.3.1 La mécanisation et ses conséquences
2 La condition ouvrière
2.1 Conditions de travail
2.2 Les révoltes
2.3 Les partis politiques
3 Le complexe Industrielle du Grand-Hornu

Cours écrit par lorinette (go to http://www.daskoo.org/423-lorinette.profil) :)

[modifier (go to modifier-152-section-1.cours)]Contexte historique

Les pays en voie d’industrialisation : l’Angleterre et les « pays suiveurs ».

La révolution industrielle a débuté en Angleterre, elle transforme progressivement les Etats d’Europe, d’Amérique et du reste du monde. La population y a augmenté fortement et vivait essentiellement de l’agriculture.

Pourquoi l’Angleterre était-elle en avance sur le continent européen?

Il y a un enthousiasme pour les découvertes techniques et scientifiques.
L’instruction de base se développe et des académies sont créées où l’enseignement, basé principalement sur les mathématiques et les sciences, est plus apte à former des hommes capables de former une entreprise industrielle.
La société anglaise ne privilégie pas les nobles contrairement au Continent. Les nobles d’Angleterre ne considèrent pas le travail comme dégradant contrairement aux nobles français qui trouve que le travail des paysans ne les concerne pas ce qui favorise les activités commerciales et industrielles.
L’Angleterre est géographiquement avantagée car c’est une île et permet donc un commerce international par voie maritime.

L’Angleterre, société en mouvement, comme on le voit ci-dessus, est plus apte aux innovations techniques qui vont modifier les domaines de l’agriculture, du textile, de la métallurgie, de la production d’énergie et des moyens de transport.

Nous ne pouvons pas vous parler de la condition ouvrière au 19ème siècle sans vous parler de la Révolution Industrielle.

[modifier (go to modifier-152-section-2.cours)]Facteurs influençant la Révolution Industrielle

Croissance démographique.

A partir du milieu du 18ème siècle, la croissance européenne s’accélère pour atteindre un sommet dans la seconde moitié du 19ème siècle.

Evolution de l’agriculture et l’impact de la technique sur celle-ci.

Au milieu du 18ème siècle, l’Europe Occidentale est encore largement agraire. La croissance démographique entraîne une évolution de l’agriculture qui se mécanise lentement. Pour nourrir tout ces gens en +, il faut produire +, ont a donc besoin de + d’espace pour cultiver, hors si il y a plus de gens, il y a moins d’espace. Il faudra donc mieux se servir de l’espace qu’il y a afin d’avoir un meilleur rendement. Ce rendement progresse grâce à l’amélioration de l’outillage traditionnel et surtout à l’apport d’engrais.

[modifier (go to modifier-152-section-3.cours)]La Révolution Industrielle

La révolution industrielle s’inscrit sur un long terme. C’est le passage d’une société agricole à une société de production par machine (industrie). Durant cette révolution industrielle, il y a eu des gagnants et des perdants. Les gagnants sont les patrons qui dirigeaient les industries. Et les perdants sont les ouvriers : ils sont déracinés car ils sont nés dans les campagnes et ne sont venus en ville que pour travailler et survivre.

[modifier (go to modifier-152-section-4.cours)]Innovations techniques afin d’augmenter la productivité.

* L’agriculture on remplace la jachère par l’assolement quadriennal et le système des enclosures (cela donne aux propriétaires de grandes surfaces de terre gérées auparavant en commun) afin d’éviter l’épuisement du sol.

* Le textile 1733 : John Kay invente la navette volante à meilleur rendement et moins de main d’œuvre. La rapidité du tissage entraîne un accroissement de la demande en fil. Dans le système traditionnel on utilisait le rouet à filer, il fallait 8 à 10 fileuses pour fournir le fil nécessaire à un seul tisserand. Petit à petit, le tissage évolue et devient mécanique (mis en mouvement par le moulin à eau ou la machine à vapeur). Vers 1850, le tisserand peut faire le travail de 40 tisserands traditionnels.

  • La métallurgie : On remplace comme combustible le charbon de bois qui provient de la forêt (bois brûlé pendant plusieurs jours) par le charbon de coke qui provient de la terre (combustible provenant de l’épuration du charbon) pour la production de fer. (mines : on creuse à charbon de terre à on l’épure à charbon de coke)

Pourquoi ?

Car pour obtenir du charbon de bois il faut couper les arbres des forêts. Grâce au coke, la métallurgie peut se développer en préservant la forêt.

En 1850, l’acier, alliage de fer et de carbone principalement apparaît et est utilisé dans toutes les machines nécessaires à l'industrialisation ; on a besoin de beaucoup de charbon pour faire chauffer le fer. L'acier permet aussi l'équipement nécessaire au transport de ces nouveaux produits : chemins de fer, bateaux,…

(Mines : on creuse à charbon de terre à on l’épure à charbon de coke)

* La machine à vapeur la transformation de la pompe à feu en machine à vapeur par James Watt en 1769 marque le début du machinisme « les machines se substituent à la main d’œuvre ». Cette machine a un bon rendement énergétique, ce qui nécessite moins de charbon.

* Les chemins de fer. En 1829, on invente la locomotive. Les wagons ne sont plus tirés par des chevaux mais par une locomotive.

[modifier (go to modifier-152-section-5.cours)]Conséquences de la Révolution Industrielle: les régions sont métamorphosées

[modifier (go to modifier-152-section-6.cours)]La mécanisation et ses conséquences

L’apparition des usines dans les villes.

Elles provoquent l’exode rural. Les paysans de campagne qui travaillent dans de petits ateliers sont contraints d’aller vers les villes.

Pourquoi ?

Pour trouver du travail car les usines qui se trouvent en ville vendent leurs produits à des prix moins élevés que ceux des petits ateliers de campagne (les machines ont un meilleur rendement).

Suite à une croissance démographique, toute la population en campagne ne trouve plus de travail. La plupart se retrouve donc contraint de quitter la campagne et d’aller vers les villes dans des fabriques qui appartiennent à des hommes qui disposent de grands capitaux. Il y a donc une concentration ouvrière dans les villes, ces ouvriers ont des conditions de travail difficiles. (à Voir point B : La condition ouvrière).

Conséquences de l’exode rural ?

Suite à l’exode rural, il y a trop de gens en ville car les machines nécessitent moins de main d’œuvre. Beaucoup se retrouvent aussi sans travail.

La machine remplace l’Homme.

La machine détrône l’indépendance de l’ouvrier : celui-ci ne peut plus posséder sa propre machine car elles sont trop chères. C’est donc le patron qui doit intervenir dans l’achat des machines modernes. L’ouvrier dépend donc entièrement de son patron.

On remarque aussi que plus les machines sont évoluées, plus les ouvriers sont déqualifiés (déqualification des ouvriers suite à la mécanisation).

Rythme du travail de l’ouvrier modifié.

L’ouvrier sera désormais contraint à travailler au rythme d’une machine et non plus au sien afin d’accroître le rendement.

[modifier (go to modifier-152-section-7.cours)]La condition ouvrière

Suite à l’exode rural, les paysans se retrouvent dans des industries, ils y perdent toute liberté et sont soumis à une discipline stricte où les conditions de travail sont pénibles : (Vidéo 1 tissage : travail femmes, enfants et hommes)

Peu à peu les ouvriers se dépersonnalisent dans l’acte même du travail. De 1874 à 1884, Frederik Taylor, un ingénieur, procède à une analyse minutieuse et chronométrée de tous les gestes des travailleurs afin d’éliminer les gestes inutiles et d’accroître la productivité. Un système de salaire à la pièce force l’ouvrier à travailler le plus rapidement possible. Cette méthode est déshumanisante car l’homme est en quelque sorte robotisé. De plus, dans cette méthode règne le paternalisme, le patron dirige tout.

Le travailleur est donc un prolétaire, c'est-à-dire qu’il vit exclusivement de la force de ses bras car il est privé de ses propres moyens de production. Il survit donc au jour le jour grâce à un salaire.

[modifier (go to modifier-152-section-8.cours)]Conditions de travail

Ambiance : Les locaux sont bruyants, étouffants et nuisibles à leur santé. Le travail est souvent dangereux et les accidents sont nombreux. (Vidéo tissage : petit garçon meurt)

La durée de travail est énorme, l’ouvrier travaille habituellement 15 à 16 heures par jour. Il ne dispose pas de congés et il travaille le dimanche.

Dans certains secteurs, l’emploi des femmes et des enfants est préféré à celui des hommes. (Vidéo devant usine : on renvoie les hommes)

Les enfants obéissent plus facilement aux patrons et ils sont obligés de travailler pour permettre à la famille de s’en sortir.

Jusqu’en 1880, les enfants ont travaillé dans les mines car leur petite taille leur permettait de se glisser facilement dans les galeries les plus étroites. Ils poussaient des wagonnets remplis de charbon, au risque de se faire écraser lorsque à bout de force ils ne pouvaient plus retenir le wagon trop lourd. Les enfants subissaient les mêmes risques que les hommes et vivaient eux aussi dans des conditions pénibles, parfois dès l’âge de 6 ans. Leur salaire est divisé par 2 ou par 3 par rapport aux hommes et ils devenaient souvent ce qu’était leur père, ils apprenaient donc vite le métier.

L’ouvrière a une position bien inférieure à celle de l’homme, ce qui se traduit par un salaire bas. Pour lui permettre de survivre, l’ouvrière a parfois recours à la prostitution. Ce sont surtout les ouvrières sans mari ni famille ou les orphelines, les femmes seules avec enfants qui sont amenées à se prostituer.

En Belgique, le travail des femmes et des enfants sera réglementé en 1889.

La masse des travailleurs disponibles permet de maintenir des salaires très bas, qu’il soit calculé à la pièce ou à l’heure.

Le prolétaire vit dans l’insécurité : 1° A cause des nouvelles inventions, les industries ont besoin de moins de main-d’œuvre car les machines les remplacent. Vers la fin du 19ème siècle, il y a une diminution de la demande en charbon car de nouveaux combustibles sont arrivés sur le marché (pétrole, gaz, électricité). Les mines sont donc en crise économiques et ferment. Les ouvriers se retrouvent sans travail. Cette perte d’emploi les conduit à la misère vu qu’ils ne survivent que grâce à la force de leurs bras. 2° La maladie ou la vieillesse de l’ouvrier le condamne à l’inactivité et le prive donc de toute ressource.

L’ouvrier doit consacrer les ¾ de son salaire à l’alimentation. Il est mal nourri (pommes de terres ou lard) et mal habillé et doit vivre dans des conditions d’habitation pénibles. Dans les villes, beaucoup vivent dans des caves, ou des greniers sans eau potable, ni égout, ni évacuation d’ordures. L’entassement amène des épidémies qui provoquent dans les villes industrielles la surmortalité, la durée de vie est faible.

Pour s’évader de leur condition, beaucoup se réfugient dans l’alcool.

Le statut de l’ouvrier La condition juridique de l’ouvrier limite ses possibilités de défense, il est considéré comme inférieur aux autres :

Le livret ouvrier qui est indispensable à l’ouvrier pour trouver du travail est gardé par le patron. C’est donc un moyen de soumission.

En cas de conflits, le Code civil de 1804 dit que le patron est cru sur parole.

Dans la plupart des pays, la loi exclut l’ouvrier du droit de vote, il n’a pas d’existence politique. C’est un système censitaire.

En France, toute association d’ouvrier exerçant le même métier est interdite, selon la loi Le Chapelier de 1791. Toute revendication est écrasée par l’armée. (Vidéo : révolte)

(En 1864, Emile Ollivier, un homme politique français abolit la Loi Le Chapelier de 1791 et instaure le droit de grève).

Il existe d’autres classes sociales, la classe ouvrière n’est pas la seule :

Il existe la classe moyenne ou la petite bourgeoisie : Le développement des entreprises industrielles, du commerce, des grands magasins, des banques ou de l’administration multiplie le nombre d’employés. Elle se compose aussi de petits artisans indépendants.

Il existe la classe supérieure : Elle se compose de la noblesse qui ont des titres par héritage et de la grande bourgeoisie qui est au sommet de la hiérarchie grâce à l’argent qu’elle gagne dans l’industrie.

[modifier (go to modifier-152-section-9.cours)]Les révoltes

Le premier type d’organisation ouvrière était l’association. Elles sont nées en Angleterre au 18ème siècle. Mais elles ont très vite été interdites par la Loi Le Chapelier de 1791 en France et par les lois de 1799 et 1800 en Angleterre.

Au cours du 19ème siècle, certains prennent conscience de l’injustice et de l’inégalité de la société. La classe dirigeante tente de préserver sa position et nie la réalité des problèmes sociaux. Elle réprime les grèves et les émeutes ouvrières. Pour eux les inégalités sociales sont nécessaires au bon fonctionnement de la société et pour certains chrétiens, elles sont voulues par Dieu. Les ouvriers n’avaient aucunes protections sociales.

Mais les ouvriers tentent de se faire entendre et ils veulent améliorer leurs conditions de vie. En 1811, des ouvriers cassent les nouvelles machines des industries. C’est le début du luddisme. Certains ouvriers vont aussi faire grève afin d’améliorer leurs conditions de vie. Leurs premières réactions sont les plus souvent violentes. Elles sont spontanées, très peu organisées et locales dans un lieu en particulier. La majorité de la classe ouvrière est dépourvue d’instruction et n’a donc aucunes idées précises des causes de sa situation et des remèdes à y apporter.

Le peu d’ouvriers qualifiés tentent de s’organiser et de lancer des journaux, des débats, de trouver des solutions. Ils vont créer des mutuelles : les ouvriers cotisent à une caisse d’entraide afin d’aider ceux qui sont malades, ceux ayant subi un accident du travail et ceux qui n’ont plus de travail. Mais ça ne concerne qu’une minorité des ouvriers.

[modifier (go to modifier-152-section-10.cours)]Les partis politiques

Des théories s’élaborent pour critiquer le monde capitaliste.

Catholicisme : le catholicisme social et la démocratie chrétienne.

CATHOLISCISME SOCIAL
Dès 1820-1830, des catholiques se lancent dans la voie du paternalisme. Le paternalisme, ce sont des patrons qui mettent à la disposition de l’ouvrier tout un ensemble d’œuvres : comme les caisses d’épargne, les mutualités, les écoles, les hospices,… Cette action patronale invite l’ouvrier à se résigner à son sort. L’ouvrier ne peut prendre aucune initiative, il dépend entièrement de son patron. Cette forme de catholicisme social ne propose aucune réforme du système économique et politique. Le catholicisme social est proche du libéralisme du type progressiste, qui est pour une amélioration de la condition des ouvriers.

DEMOCRATIE CHRETIENNE
Au début des années 80, certains catholiques prennent conscience de l’insuffisance du paternalisme. Ils ouvrent la voie à la démocratie chrétienne vers 1890.

L’abbé Daens est un démocrate chrétien.

Les démocrates chrétiens réagissent contre le libéralisme anticlérical et le socialisme. Pour eux, l’oubli de la religion est à l’origine des inégalités sociales. Leur but est donc de re christianiser la société afin de diminuer les inégalités sociales. Pour y arriver, ils revendiquent le vote des lois sociales et le suffrage universel. Ils lancent des journaux, fondent les premiers syndicats chrétiens et créent des mutualités.

En 1891, le Pape Léon XIII fait paraître l’encyclique qui est une lettre solennelle du pape adressé aux évêques à Rerum Novarum qui appelle les catholiques à soulager la misère des ouvriers, à accepter une intervention de l’Etat pour qu’ils prélèvent des impôts à la société afin d’aider les plus faibles et à accepter les association ouvrières.

Libéralisme : les libéraux progressistes et les libéraux conservateurs.

Les principes fondamentaux du libéralisme sont l’égalité, la liberté, la fraternité. Le libéralisme est né en France et en Angleterre au cours du 18ème siècle.

Dans les années 1830-1840, le libéralisme se scinde en 2 courants principaux : les libéraux conservateurs et les libéraux progressistes.

LES LIBERAUX CONSERVATEURS
Les économistes libéraux considèrent la misère comme un mal inévitable. L’Etat ne doit pas intervenir pour soulager la misère des ouvriers. Mais elle doit surveiller ceux qui pourraient remettre en cause le système capitaliste. Le profit individuel n’était pas considéré comme immoral pour les libéraux conservateurs, ceci favorise donc l’enrichissement des patrons.

LES LIBERAUX PROGRESSISTES
Vers 1830-1840, une compassion pour les ouvriers s’installe dans la classe dirigeante. Les libéraux progressistes remettent en cause la non-intervention de l’Etat, ils désirent œuvrer à une amélioration du sort de la masse. Ils revendiquent le suffrage universel, la liberté d’association d’ouvriers exerçant le même métier et la généralisation de l’instruction. Ils vont notamment supprimer le livret ouvrier. Ces libéraux progressistes veulent seulement corriger et non supprimer le libéralisme. La misère ouvrière a aussi eu un impact sur la littérature, Charles Dickens décrit la misère ouvrière dans son roman Oliver Twist et George Sand réhabilite remettre en condition l’ouvrier dans ses romans sociaux.

Socialisme : les 1er socialistes, le marxisme et la social-démocratie.

1er SOCIALISTES
La pensée socialiste naît en Angleterre vers 1810-1815 et surtout en France vers 1815-1820. A près 1830, elle se répand en Russie et aux Etats-Unis.

Les premiers penseurs socialistes sont souvent issus de la bourgeoisie et de la noblesse. Ils critiquent l’exploitation de la masse ouvrière par le capitalisme qui est jugé responsable de l’inégalité des classes sociales entres elles.

Ils veulent que les moyens de production entreprises : capital+main d’œuvre- M1 soient collectifs et que la répartition des biens soient égalitaire. Ils veulent aussi convaincre la classe dirigeante de changer l’ordre social en diffusant les valeurs du socialisme et ses convictions. Le socialisme est un régime politique utopique, il ne tient pas compte de la réalité sociale et économique.

Leurs idées se concrétisent rarement, leur tentative d’aider la classe ouvrière échoue.

MARXISME
Le marxisme est un courant né d’une critique des idées des 1er socialistes et d’une analyse de la société en s’inspirant des idées de Karl Marx. Vers 1840, Marx veut la lutte des classes c'est-à-dire qu’il veut que les prolétaires de tous les pays s’unissent et se révoltent contre les patrons. En 1864, les organisations ouvrières européennes décident de former l’Association Internationale des Travailleurs (AIT) ou Ière Internationale. Marx fait partie dès le début de la direction.

L’AIT
L'AIT a un rôle important, elle vise à renverser la classe dirigeante afin que les prolétaires prennent le pouvoir, elle contribue à l’éducation politique de la classe ouvrière et elle empêche l’emploi des travailleurs étrangers dans les entreprises en grève. Les idées de Marx suscitent beaucoup de débats et provoquent dans les années 1860-1870 l’apparition d’un nouveau courant à l’intérieur du socialisme : le social-démocratie.

SOCIAL-DEMOCRATIE
Social-Démocratie = socialisme réformiste Les sociaux démocrates sont issus de la bourgeoisie et exigent la prise du pouvoir par le prolétariat (comme Marx). A l’inverse des socialistes révolutionnaires, les socialistes réformistes pensent que la prise du pouvoir se fera par obtention du suffrage universel et non par la révolution. Pour accéder à l’obtention du suffrage universel, ils proposent 2 moyens : l’action parlementaire Le Parlement organise des enquêtes sociales pour vérifier les conditions des travailleurs et la grève. L’action parlementaire domine, elle permet la diffusion des idées nouvelles au sein de la bourgeoisie, ce qui peut avoir comme conséquence la négociation auprès de la classe dirigeante en proposant des réformes. Leur but est d’obtenir le droit de vote et non de renverser les 2 classes (dominante + dominée). A coté du socialiste réformiste et révolutionnaire apparaît un syndicalisme réformiste et révolutionnaire. Syndicalisme : mouvement ayant pour objet de grouper les personnes exerçant le même métier afin de défendre leurs propres intérêts. Le syndicalisme réformiste veut obtenir des améliorations pour les ouvriers sans pour autant remettre en cause le système capitaliste (en Allemagne, USA, Allemagne). Le syndicalisme révolutionnaire veut aussi améliorer le sort des ouvriers (salaires, nombre d’heure de travail,…) mais son objectif reste la transformation du système capitaliste (en Russie, France, Italie, Espagne).

[modifier (go to modifier-152-section-11.cours)]Le complexe Industrielle du Grand-Hornu

Le Grand-Hornu est un ancien complexe industriel minier datant du début de l’ère de l’industrialisation. Son fondateur est Henri Degorge. Son projet était de construire une cité ouvrière à coté du complexe industrielle afin d’attirer les travailleurs en leur offrant un cadre de vie attrayant, qu’ils ne trouveraient pas ailleurs. De plus, les maisons disposaient d’un confort inhabituel pour l’époque. Elles étaient équipés d’égouts et bénéficiaient d’un jardin, d’un puit et d’un four à pain. Les ouvriers pouvaient même disposer d’eau chaude grâce à une machine à vapeur utilisée pour les charbonnages. La cité se compléta ensuite d’une école primaire gratuite, d’une salle de danse, d’une bibliothèque, d’un hôpital. Au centre des charbonnages se trouvait une maison patronale. Cette cité ouvrière accueillait des ouvriers venus de régions diverses dans plus ou moins 440 maisons.

Aujourd’hui le Grand- Hornu appartient à la province du Hainaut en Wallonie et développe un projet contemporain qui réunit la culture, le tourisme, la technologie et la prospective (science qui étudie les causes accélérant l’évolution du monde moderne et la prévision des situations qui en découlent)

Dernière mise à jour: le 15.04.2008 à 13:16
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