Dernière version du 09.06.2008 19h53
Sommaire
1 Les bases
1.1 La proposition indépendante
1.2 La proposition principale et sa subordonnée
2 Les propositions subordonnées
2.1 La subordonnée relative
2.2 La subordonnée conjonctive (complétive)
2.2.1 Les conjonctions de subordination
2.3 La subordonnée conjonctive circonstancielle
2.4 Les autres
3 Exercices
3.1 Questions
3.2 Corrigés
4 Conclusion
Bonjour tout le monde ! 
Arrêtons-nous sur le pilier de la grammaire française, voulez-vous ? J'ai nommé... la proposition ! Un cours à savoir sur le bout des doigts. Si je peux vous aider dans cette tâche, et bien... c'est parti ?
Sachez tout d'abord qu'une proposition est un groupe de mot contenant un verbe conjugué.
Veuillez aussi noter que ce cours a été initialement rédigé par un élève de 3ème en France, ce qui équivaut à la 3ème belge et à la 7ème suisse (2ème pour Fribourg). Si vous êtes à un niveau supérieur, il est possible qu'il soit incomplet.
[modifier (
modifier-190-section-1.cours)]Les bases
[modifier (
modifier-190-section-2.cours)]La proposition indépendante
La proposition indépendante fonctionne en autonomie.
- Dans le cas d'une phrase simple (qui ne comporte qu'un verbe conjugué), on est certain d'avoir affaire à une indépendante. Ex : « Je suis une personne d'une réelle intelligence. »
- Pour une phrase complexe (plusieurs verbes conjugués), il est également possible de se trouver face à des indépendantes.
- deux propositions indépendantes juxtaposées ⇒ séparées par un signe de ponctuation (: ; ,) - ex : « Je suis une personne d'une intelligence formidable : êtes-vous d'accord ? »
- deux propositions indépendantes coordonnées ⇒ reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) - ex : « Je suis une personne d'une intelligence transcendante car j'apprends mes cours sur daskoo.org ! ». Ici, « j'apprends mes cours sur daskoo.org » peut très bien être seul : le sens est conservé.
[modifier (
modifier-190-section-3.cours)]La proposition principale et sa subordonnée
Si dans une phrase complexe, il n'y a ni juxtaposition ni coordination de deux propositions, la proposition principale et sa subordonnée sont parmi nous. La subordonnée dépend de la principale et ne peut donc pas exister toute seule. Elles sont reliées par un mot subordonnant (pronom relatif ou conjonction de subordination).
C'est ici que commence les difficultés : il existe plusieurs types de subordonnées différentes.
[modifier (
modifier-190-section-4.cours)]Les propositions subordonnées
[modifier (
modifier-190-section-5.cours)]La subordonnée relative
La subordonnée relative complète un nom appelé l'antécédent. Elle est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses dérivés).
Dans les exemples à suivre, les propositions seront colorées de la manière suivante : principale – subordonnée. Pour plus de clarté, seront également colorées les natures et les fonctions.
Ex :
- « Un instant, j'ai cru voir une vache | qui était violette. » Nous avons ici une proposition subordonnée relative de base, complément de l'antécédent « vache ». On peut la supprimer.
- « Le cheval | dont la robe est magnifique | me paraît très sympathique. » Celle-ci est complément de l'antécédent « cheval ». Quant à la principale, c'est « Le cheval me paraît très sympathique. » Et oui, la subordonnée peut s'incruster au milieu d'une principale !
Remarque : La relative peut aussi compléter un pronom, puisqu'il remplace un nom !
[modifier (
modifier-190-section-6.cours)]La subordonnée conjonctive (complétive)
La subordonnée conjonctive (complétive) complète un verbe, dont elle est le COD, le COI ou le sujet. Elle est introduite par une conjonction de subordination.
[modifier (
modifier-190-section-7.cours)]Les conjonctions de subordination
Petite parenthèse. Les conjonctions de subordination sont que, comme, lorsque, puisque, quand, si. Mais il existe aussi des locutions conjonctives de subordination, comme « afin que », « si bien que », etc. Leur nombre exact est inconnu, mais elles nous seront très utiles dans la partie 2.2.2 : pour la conjonctive complétive, « que » est majoritairement utilisé. Parenthèse fermée.
Ex :
- « Je veux | que vous compreniez cet exemple. » Ici, la proposition subordonnée conjonctive est introduite par la conjonction de subordination « que ». Sa fonction est COD.
- Voici un exemple de proposition subordonnée fonction sujet: "Que tu vienne est son seul désir.". La proposition subordonnée est "Que tu vienne".(signé Rémix)
[modifier (
modifier-190-section-8.cours)]La subordonnée conjonctive circonstancielle
Comme sa grande sœur, la subordonnée conjonctive circonstancielle complète un verbe ; cette fois, sa fonction est d'en être le complément circonstanciel. De même, elle est introduite par une conjonction de subordination, ou une locution comme vu précédemment. Faisons à nouveau appel à nos exemples pour mieux comprendre tout ça !
- « Je compris | quand je réfléchis au problème. » Fidèle au poste, notre principale est là. Elle est complétée par une subordonné conjonctive de fonction circonstancielle de temps ; ce que vous pouvez aussi tourner : « subordonné conjonctive circonstancielle de temps » sur une copie, pour plus de clarté.
- « Elle parvint à mettre le chocolat dans le papier alu | alors que ses copines n'y arrivèrent pas. » La principale, qui s'est au passage allongée sans aucun incidence sur ce que nous étudions, est là. Ici, notre conjonctive est circonstancielle d'opposition. C'est la locution conjonctive « alors que » qui marque cette opposition.
Pour déterminer face à quel type de circonstance nous nous trouvons, il faut bien prêter attention au sens de la phrase. La subordonnée peut très bien exprimer l'opposition, la manière, le temps, le lieu, le but, la cause, la conséquence (!!! à ne surtout pas confondre), ...
Je répète, faites attention au sens de la phrase. La locution n'est pas toujours apparente. Un exemple ? J'en ai rencontré un très bon en épreuve. Le voici, ou à peu de choses près :
- « J'écris | parce que ce jour-là, on m'a demandé de raconter un dimanche | et qu'aussitôt je me suis senti deux fois vivant. » Vous reconnaissez la principale ? Il y a deux subordonnées. La première est une conjonctive circonstancielle de cause (pourquoi ? parce que). La seconde, « qu'aussitôt je me suis senti deux fois vivant », est aussi une conjonctive. Sa fonction est aussi d'être circonstancielle de cause, mais la locution n'est pas répétée, puisqu'elle sont coordonnées par « et ».
[modifier (
modifier-190-section-9.cours)]Les autres
Il en existe d'autres, des subordonnées... Si, si
. En voici une présentation rapide (promis !).
- La subordonnée interrogative indirecte : « Je me demande |si elle vient|. »
- La subordonnée infinitive : Bien connue des latinistes, elle ne marche pas de la même façon en français. Ex : « Ce matin, j'ai entendu |les oiseaux chanter|. » Ici, chanter n'est pas un verbe conjugué... Pourtant, si on prête attention aux sens, qui chantent ? Les oiseaux ! C'est donc bien une proposition, bien que le verbe soit à l'infinitif. Je vous avais menti au début... Pardon
. - La subordonnée participiale (ou participe) : « Elle l'oubliera, |le temps aidant|. » De même, qui aide ? Le temps.
- Il est à noter que ces deux dernières ont un sujet qui leur est propre (c'est-à-dire différent de la principale). Par exemple, dans « L'homme a bondi pour rattraper l'animal », c'est toujours l'homme qui rattrape l'animal : « pour rattraper l'animal » n'est pas une infinitive.
[modifier (
modifier-190-section-10.cours)]Exercices
Vérifions si vous avez compris !
[modifier (
modifier-190-section-11.cours)]Questions
Découpez et analysez les propositions des phrases suivantes.
- « Je m'appelle Rebecca et j'aime le chocolat. »
- « J'aime bien la personne que j'ai rencontrée hier. »
- « Je pense comme beaucoup de monde que les gens sont de moins bonne humeur au travail. »
- « Je suis malade parce que je n'ai pas mis mon pull ; or, il ne faisait pas très froid. »
[modifier (
modifier-190-section-12.cours)]Corrigés
Surlignez le texte pour obtenir les réponses.
- « Je m'appelle Rebecca | et j'aime le chocolat. » Nous avons deux indépendantes coordonnées par la conjonction « et ».
- « J'aime bien la personne | que j'ai rencontrée hier. » La principale est complétée par une proposition subordonnée relative introduite par le pronom relatif « que ».
- « Je pense comme beaucoup de monde | que les gens sont de moins bonne humeur au travail. » Ici, malgré qu'on ait une proposition subordonnée par « que » derrière un nom, c'est une conjonctive qui complète la principale. Je pense quoi ? « que les gens sont de moins bonne humeur au travail ». Cette subordonnée est donc le COD de « pense ». Il faut également noter les deux subordonnées circonstancielles de comparaison « comme beaucoup de monde » et « les gens sont de moins bonne humeur au travail ».
- « Je suis malade | parce que je n'ai pas mis mon pull ; | or, il ne faisait pas très froid. » Compliqué, hein ? Nous avons là une principale, « je suis malade » complétée par une conjonctive : « parce que je n'ai pas mis mon pull », qui a la fonction de circonstancielle de cause. « Or, il ne faisait pas très froid » est une... principale. Mais, juxtaposée ou coordonnée à la proposition qui la précède ? La réponse est... coordonnée ! Et oui, la coordination (et la subordination) l'emportent sur la juxtaposition ! Retenez-le bien.
[modifier (
modifier-190-section-13.cours)]Conclusion
Et bien ça y est, c'en est fini de ce si long cours de grammaire ! Je ne sais pas vous, mais moi, j'en ai soupé des propositions ! Je vous laisse partir... Jusqu'à un prochain cours ?
À bientôt
!