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Benito Mussolini

Dernière version du 18.04.2008 19h04

Sommaire

1 Ses débuts
2 Vie politique
3 Politique intérieure
4 Politique internationale
5 La fin

[modifier (go to modifier-204-section-1.cours)]Ses débuts

Benito Mussolini est né le 29 juillet 1883, il est le fils d’un forgeron et d’une institutrice. Il reçut une éducation chrétienne chez les Salésiens de Forli. Il obtint un diplôme d’instituteur à 18 ans et fut directement après militant socialiste, où il défendra la cause des ouvriers italiens émigrés. Il se dégoûta vite du métier d’instituteur.
Il s’enfuit en Suisse en juillet 1902, où il sera expulsé à vie quelques temps plus tard pour avoir provoqué une grève. Il y vécut dans des conditions difficiles. Il travailla comme manœuvre maçon et se livra en même temps à une active propagande syndicale parmi les travailleurs italiens émigrés. Il entra en relation avec des révolutionnaires russes, à Genève.
Il se rapproche de Marx, Proudhon, Nietzsche et Sorel au point de vue idéologique.
Il exerca de nouveau le métier d’instituteur après son service militaire (qui se déroula de 1905 à 1907), et se dirigea ensuite vers le journalisme, au journal Trente mais il sera expulsé par la police autrichienne.
Sur le plan personnel, Mussolini rencontra Rachel Guidi, qu’il épousa et avec qui il aura 5 enfants.
Il se fera emprisonner suite à des activités anticléricales (contre l’Eglise), anticolonialistes (contre la guerre coloniale de Libye) et pour avoir été considéré comme l’organisateur de certaines grèves.

Il reste dans le journalisme et en 1912 il est appelé à Milan pour diriger le journal socialiste Avanti !
Il s’oppose d’abord à la participation de l’Italie à la Première Guerre mondiale mais crée finalement le quotidien « Il Popola d’Italia », en 1914, qui invite l’Italie à combattre contre l’Autriche-Hongrie.
L’Italie entre alors en guerre, en mars 1915, et Mussolini combat comme simple soldat au front, où il fut blessé.
La guerre changea Mussolini, dans le sens où, comme Hitler, il pensa que la nation armée et mobilisée offrait le meilleur exemple d’une communauté fraternelle ! Il était convaincu que la guerre était la grande éducatrice des peuples et qu’elle seule pouvait hausser les Italiens du XXème au niveau des anciens Romains.

[modifier (go to modifier-204-section-2.cours)]Vie politique

Beaucoup d’abandonnés d’après-guerre et d’extrémistes qui ont soif d’action et/ou de pouvoir se retrouveront dans une organisation très nationaliste, les Faisceaux italiens de combat (Fasci italiani di combattimento). On l’appelle l’embryon du parti fasciste. Ce dernier a été créé en 1919 par Mussolini.
Les Faisceaux se ralliaient autour d’aspirations assez confuses et contradictoires, et qui dégageait une première ébauche entre le nationalisme et le socialisme républicain.
Mussolini reste encore assez peu connu.

L’Italie va mal et Mussolini va en profiter, elle est dans une situation catastrophique d’après-guerre : des anciens combattants réduits à la médiocrité et au chômage, une petite bourgeoisie ruinée par la perte de valeur de la monnaie, une agitation ouvrière extrêmement violente, la majorité des Italiens qui s’exaspèrent de voir que les Alliés renient les promesses faites en 1915 à l’Italie, …

Mussolini dévoile alors son vrai côté en mettant en place les Chemises noires pour lutter contre les syndicats et les diverses organisations de gauche. Il reçoit l’appui de membres de l’administration, de la police et surtout l’appui financier des grands propriétaires fonciers et des milieux industriels. La bourgeoisie et les milieux industriels commencent à faire confiance à Mussolini car les fascistes sont les seuls à oser faire face à l’extrême-gauche.
Le 11 novembre 1921, au congrès de Rome, les Faisceaux deviennent un parti politique (le Parti fasciste). Ils mettent alors sur pied une organisation syndicale : l’Union ouvrière du travail. Ils firent aussi un effort dans les milieux paysans.
Le Parti passe de 310.000 adhérents à 720.000 en plus ou moins 1 an.

En 1922, Mussolini s’attribue à lui-même et aux fascistes quatre ministères, fit entrer dans le cabinet des chefs militaires prestigieux et des représentants de tous les partis (sauf les socialistes et les communistes). Peu d’Italiens se rendaient compte que le régime changeait.

En juin 1924, le député socialiste Matteotti est kidnappé et assassiné. Mauvaise image pour Mussolini qui s’était toujours défendu d’avoir une responsabilité dans l’attentat. Mais la vie lui sourit une nouvelle fois, le 3 janvier 1925, au Parlement, où il couvrit le meurtre de Matteotti, puis inaugura une nouvelle série de mesures qui en deux ans vont lui permettre d’établir sa dictature !

[modifier (go to modifier-204-section-3.cours)]Politique intérieure

Mussolini arrangea l’Italie à sa sauce. Il élimina l’opposition politique organisée, ainsi que la presse indépendante. L’Etat fasciste réussit à s’insérer jusqu’au cœur de la vie de chaque foyer par ses organisations protectrices de la mère et de l’enfant.
Mais la dictature de Mussolini ne ressemblait en aucun cas au caractère totalitaire du racisme hitlérien : l’Eglise n’était pas persécutée, la police italienne (l’OVRA) n’était ni la Gestapo ni la Guépéou, les ennemis du régime était exilés sur des îles, humiliés, … mais en aucun cas n’étaient jetés dans des camps de concentration, …
Mussolini apparaissait, aux yeux d’une grande majorité d’Italiens, comme un sauveur, un réconciliateur, qui avait fait cesser les luttes de partis, qui tentait de réconcilier les classes sociales, qui avait conclu la paix avec le Saint-Siège par les accords du Latran (1929), qui assurait à l’Italie le respect de l’étranger, …

[modifier (go to modifier-204-section-4.cours)]Politique internationale

Mussolini se rapprocha de la France et de l’Angleterre en s’alliant avec elles suite à la montée au pouvoir en Allemagne, en 1933, d’Hitler. Croyant que l’alliance franco-anglaise lui laissait les mains libres, il envoya ses troupes à la conquête de l’Ethiopie (de 1935 à 1936). A son grand étonnement, la France et l’Angletere s’opposèrent à ses visées et ont fait voter des sanctions contre l’Italie. Ces sanctions sont moindres mais suites à celles-ci Mussolini renversa complètement les alliances et se dirigea vers l’Allemagne. Etonné par la puissance germanique et par la personnalité d’Hitler (pour qui il éprouvait à la fois admiration et crainte). Il apporta ensuite un soutien important à Franco, lors de la guerre d’Espagne.
Mussolini était écarté des démocraties occidentales et il se répandait à travers des discours fracassants et menaçants, mais il n’avait plus sa liberté de manœuvre et se trouvait prisonnier de l’alliance hitlérienne même s’il essayait de ne pas laisser à Hitler la direction absolue du camp fasciste en essayant de rivaliser avec lui, au péril de la paix européenne.

Il s’attaqua, le 10 juin 1940, à la France et à l’Angleterre. La résistance britannique bouleversa ses prévisions et l’Italie devint dépourvue de réserves.
Mussolini sera jaloux des victoires de la Wehrmacht (l’armée allemande). Le Duce (surnom donné à Mussolini) voulait aussi avoir des victoires. Il lança alors la campagne de Grèce, qui devint très vite désastreuse et humiliante.
Mussolini devint vite un allié encombrant pour Hitler, qu’il fallait aller secourir dans les Balkans, puis en Afrique du Nord et enfin en Italie même.

Des complots se formèrent pour renverser le dictateur au sein du mouvement fasciste. La nuit du 24 au 25 juillet 1943, Mussolini fut mis en minorité au Grand Conseil fasciste. Le roi le fit arrêter et le remplaça par Badoglio (1871 – 1956, maréchal italien).
Mussolini est interné dans l’île de Ponza, puis au Gran Sasso. Il se fera enlever, le 12 septembre 1943 par un commando de SS. Hitler exigea alors qu’il prenne la tête, à Salo, d’un nouveau régime fasciste appelé République sociale italienne.
Mussolini fera executer ceux qui avaient voté contre lui au Grand Conseil, dont son gendre.

[modifier (go to modifier-204-section-5.cours)]La fin

Au printemps 1945, le front allemand s’effondre et Mussolini, déguisé en soldat allemand, tente de s’enfuir vers le Tyrol. Il sera arrêté le 26 avril par des partisans et sera exécuté le lendemain, avec sa maîtresse, Clara Petacci, par le chef communiste Walter Audisio.

Dernière mise à jour: le 18.04.2008 à 20:04
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