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Les Indiens de la Guyane et de l'Amazonie

Dernière version du 19.04.2008 14h23

Sommaire

1 Intro
2 Démons et Merveilles
3 Rites et cérémonies
4 Habitations et vie sociale
5 Habits
6 Structure familiale
7 Hiérarchie
8 Guerriers et chasseurs de têtes
9 Nourriture et sa façon de l’acquérir
10 Cannibalisme
11 Jeu
12 Conclusion

Cours co-écrit avec l'aide de Marie S.
Il aurait pu se trouver dans les cours de Sciences Sociales, mais j'ai préféré le mettre en Histoire.

[modifier (go to modifier-242-section-1.cours)]Intro

Plus d’un tiers du continent sud-américain appartient à la zone tropicale. Des centaines de tribus y sont éparpillées. Ces tribus participent presque toutes à un même genre de vie malgré d’importantes différences locales.
Nous avons choisis de parler des Indiens de la Guyane et de l’Amazone. Ce peuple ayant de fortes croyances pour le surnaturel est des plus intéressants. On parlera des Indiens de la Guyane et de l’Amazone car ceux-ci, ont hérité des mêmes coutumes, des mêmes rites, des mêmes croyances et partagent le même quotidien. On pourrait dire qu’ils sont associés.

[modifier (go to modifier-242-section-2.cours)]Démons et Merveilles

Les Indiens se sentent environnés de milliers d’esprits et de démons à l’humeur fantasque et souvent cruelle. Ils sentent la présence d’êtres surnaturels dans tout les spectacles de la nature qui les frappent par leur étrangeté (par exemple ; les cascades ou les rochers ayant des formes bizarres sont interprétés comme des sites habités par des génies dont il faut se méfier et dont il faut apaiser l’humeur hargneuse).
Les Indiens croient (eux aussi) en un Créateur, une sorte de Dieu suprême à l’origine des choses. Ce Dieu est représenté comme grandiose et nébuleux mais sans aspect précis.
Ils formulent que c’est un grand ancêtre qui est l’auteur du monde et qui s’efface de sa création en se retirant dans une sorte d’Empyrée, pays des morts, une fois sa tâche accomplie.
Ils le voient aussi comme un héros bienfaisant, qui donne aux hommes les éléments de leurs civilisation.
Un grand nombre de tribus attendent son retour, qui sera le signal de la destruction de la terre par le feu ou par l’eau.
Les Indiens veulent le rejoindre dans son pays merveilleux où la vie et la félicité sont éternelles. Ils ne lui rendent cependant aucun culte.
Le rôle du Créateur est souvent rempli par 2 jumeaux qui sont le soleil et la lune personnifiés. Le soleil étant puissant et intelligent alors que la lune se trouve être faible et stupide. Ces jumeaux divins sont les premiers législateurs et les initiateurs de la vie civilisée des hommes. Les anomalies de la nature et les misères de l’humanité sont le résultat de leurs conflits. Après avoir accompli de nombreux exploits et donné au monde sa forme, ils ont gagné le ciel pour devenir le soleil et la lune.
Entre les simples esprits et le dieu, se trouvent des intermédiaires appelés « démons ».
Ils reçoivent un culte rudimentaire.
Selon les Indiens chaque espèce animale est sous la protection d’un de ces démons qui se fait appeler « Père des singes » par exemple.
Ce démon est représenté comme un spécimen gigantesque de l’espèce dont il est le maître.
Il est également capable de prendre n’importe quelle forme, humaine , animale,...
Ils punissent impitoyablement les hommes qui tuent leurs protégés au delà de leur besoins.
Les esprits sont groupés en clans et en tribus.
Ils peuvent se montrent bienveillants et secourables vis-à-vis des hommes. Ils accordent une bonne chasse ou une bonne pêche à ceux-ci.
Certains groupes (d’esprits) se manifestent sous des traits répugnants et effrayants.
Ils peuvent se marier aux hommes.

L’homme possède 2 âmes ou plus. Celles-ci influencent sont caractère, son tempérament cruel et brutal ou aimable et doux.
Le sommeil et les transes sont dues à l’absence temporaire de l’âme.
La fragilité entre le corps et l’âme explique le phénomène de la maladie et de la mort.

[modifier (go to modifier-242-section-3.cours)]Rites et cérémonies

Les cultes sont rendus aux démons et aux esprits. La danse et le chant sont valorisés dans les fêtes magico-religieuses.
Les rites les plus spectaculaires sont associés au « Culte des grandes trompettes » qu’aucune femme ne peut contempler sous peine de mort immédiate.
Pour éviter qu’elle puisse regarder le spectacle, on cache les instruments qui ne sont ressortis que lors d’une occasion importante (comme la période de maturité des fruits) et on les enferment avec leurs enfants dans des huttes où ils n’entendent que le son des trompettes qu’ils interprètent comme la voix des esprits.
Les trompettes symbolise l’incarnation des démons de la végétation et des ancêtres.
Pendant que les Indiens dansent, ils se fouettent mutuellement avec des lanières de cuir, qui est, pour eux, un signe de purification.
Les esprits sont parfois conviés à boire et à banqueter avec les Indiens.
Le lien entre la communauté et le monde surnaturel est assuré par des magiciens.
Les Piay (hommes-médecine) sont des magiciens. Généralement masculins.
Ils doivent passer des années dans une école de magiciens pour le devenir. Seul ceux qui auront eu une vision après avoir bu du « jus de tabac » seront magiciens, les autres ne pourront pas continuer dans cette voie.
Ils sont associés au monde des esprits.
Pour eux, la maladie signifie une perte de l’âme (égarée ou enlevée par un esprit ou un revenant).
Les malades sont toujours traités de nuit dans une cabane spéciale ou chez le malade dans un endroit cloisonné. Tout les feux doivent être éteints pour ne pas effaroucher les esprits.
Le chaman posera des questions au patient. Ensuite, il tirera sur sa pipe pour souffler de la fumée sur les parties qu’il croit imprégnées du mal, il massera le corps pour que le mal apparaisse a la surface, il chantera d’un ton bas en utilisant des paroles assorties de cris sauvages, de souffles rauques, de gazouillis.
Les esprits arriveront dans la pièce et émettront de nombreux bruits pour répondre aux chamans et pour marquer leur présence. Cette partie de la guérison peut durer plusieurs heures.
Il complétera enfin le traitement par l’admission de drogues au patient.
Le chaman ne peut faire couler la pluie mais il peut prédire l’avenir et dissiper les orages.
Les Indiens n’ayant pas de monnaie, le chaman se verra payer en nature (couteaux, haches, peignes, hamacs, arcs, flèches, …).

[modifier (go to modifier-242-section-4.cours)]Habitations et vie sociale

La plupart des Indiens de l'Amazonie vivent en hameaux dispersés dans la forêt ou dans la savane. Ils se tiennent à l’écart des uns des autres et dissimulent leurs huttes par crainte d’attaques. Les hameaux sont souvent constitués par une seule maison, deux tout au plus. Les huttes sont de très grande taille, cette habitation abrite tout un clan ou même tout une tribu et non une seule famille. Certaines sont colossales et mesurent jusqu’à 12 mètres de hauteur et 35 mètres de diamètre pour une tribu allant jusqu’à 260 personnes. Elles ne sont plus aussi fréquentes qu’avant, vus la diminution de la population, l’affaiblissement des liens sociaux et l'imitation des sociétés européennes. Aujourd’hui, beaucoup de huttes sont pour un seul couple, ou alors, comme auparavant, si le mari a de nombreuses filles, il vient s’installer chez lui.
Il y a deux types de huttes :
Dans la savane ; rondes et fermées par des mur en torchis
Dans la forêt ; il y a un simple toit soutenu par des piliers et des lianes pour assembler les éléments de la charpente.

Ils n’ont ni clou ni moyens techniques modernes.
Le toit est couvert de feuilles de palmier pour que la pluie ne pénètre pas. Chaque famille maintient son propre feu, ce qui a pour avantage, d’écarter les moustiques avec la fumée dégagée par ce dernier.
Dans leurs huttes se trouvent leurs provisions, leurs armes de guerre et de chasse.
Du fait qu’ils changent beaucoup d’habitation, ils ne se soucient pas de les réparer et elles se détériorent rapidement. Elles sont extrêmement simples et il n’y a pas d’objets décoratifs.

[modifier (go to modifier-242-section-5.cours)]Habits

La chaleur, l’humidité, la forêt épaisse contribue à rendre tout vêtement superflu et incommode. Ils se réduisent donc à peu de choses.
Selon les tribus, ce sont les femmes ou les hommes qui font usage de vêtements. Les vêtements étant des bandes d’écorces battues.
On retrouve la longue chemise du costume national des Indiens là où il y a eu des influences de l’Empire Inca.
Lors de grandes occasions, l’Indien porte toute sorte de vêtements ornés de plumes (manteau, diadème, …). En dehors de ce grand luxe, les autres ornements sont plus modestes et très nombreux (comme par exemple le lobe de l’oreille percé d’un trou pour y mettre une plume, un bâtonnet, …).

[modifier (go to modifier-242-section-6.cours)]Structure familiale

Chaque village est à lui seul un petit Etat qui entretient des relations amicales ou hostiles avec ses voisins. La structure de la plupart de ces communautés se fonde sur le système de la « famille étendue ». On entend par ce terme un groupe constitué par un couple, ses enfants mariés, ses petits-enfants et un certain nombre d’autres parents qui tous, coopèrent entre eux et se sentent étroitement solidaires des uns des autres. Lorsque le groupe est plus vaste et comporte des gens qui, apparentés entre eux ou non se réclament quoi d'un ancêtre unique, il forme un clan. La famille étendue s’accroît constamment de membres nouveaux qui y pénètrent par le mariage. Les coutumes matrimoniales observées par les tribus déterminent de façon fort précise quelle jeune fille un homme peut épouser et quelles autres lui sont interdites. Le mariage idéal dans la plupart de ces tribus est celui qui unit un homme avec la fille de son oncle ou celle de sa tante paternelle (entre cousin et cousine).
L’autre type de mariage est celui où un homme prend pour femme sa nièce.
Dans la plupart des tribus, le mari, au lieu de faire venir sa femme chez lui, s’établit chez ses beaux-parents. En venant habiter dans la maison de sa femme, le mari coupe ses attaches avec les siens et devient membre d’une autre famille à laquelle il prête son soutien.
Tout le travail qu’il accomplira présente en quelques sortes le prix qu’il paye pour sa femme.
Cet arrangement est bénéfique au père de la femme qui a une aide de plus et qui peut veiller sur son gendre.
Le nombre de femmes qu’un homme peut épouser dépend des moyens qu’il possède. Le mariage étant une charge assez lourde, seul les bons chasseurs, les cultivateurs laborieux et les chefs sont à même de s’offrir le luxe de la polygamie.
Il est digne d’un chef d’avoir l’assistance de plusieurs de plusieurs femmes.
Le divorce s’effectue sans grande formalité. Si la femme est stérile, paresseuse, ou de mauvais caractère, le mari ramasse ses affaires et retourne chez lui.
La femme mécontente de son époux peut aussi prendre l’initiative de la rupture.
Ses parents, faisant cause commune avec elle, vont rendre la vie du genre si pénible qu’il finira par les quitter.

[modifier (go to modifier-242-section-7.cours)]Hiérarchie

Le pouvoir est au main des chefs de grandes familles. Personnage dont le prestige et l’autorité varient selon l’étendue de leur parenté. L’influence d’un cacique dépend beaucoup de sa personnalité, de son intelligence, de sa connaissance et de sa force de caractère. On compare un chef indien au maire de nos villages. Sa compétence est en fait beaucoup plus vaste. Il est a la fois représentant de la communauté, le chef de la police, le juge de paix, le maître de cérémonie et le général. Enfin, il convoque et préside l’assemblée des hommes.
Assemblée dans laquelle tous les hommes mariés peuvent soumettre des propositions diverses. Ces assemblées s’appellent « Palabres du tabac ». Suit une discussion où la majorité des voix l’emporte et le chef formule la résolution finale qui devient un loi.
Le chef n’a pas de moyen physique de se faire obéir, le pouvoir qu’il exerce est d’ordre purement moral.

Les femmes ne sont pas bien placées dans la hiérarchie de cette tribu. Elles ne sont pas très bien valorisées. Elles ne peuvent pas assister aux fêtes, elles doivent s’occuper des plus gros travaux agricoles (avec comme seul outil un bâton), …

Le chaman (magicien) est, lui, bien placé dans cette société.

[modifier (go to modifier-242-section-8.cours)]Guerriers et chasseurs de têtes

Ces petites sociétés vivent rarement en bons termes avec leurs voisins. Ils sont en état de guerre. Les hostilités entre groupes ont plutôt le caractère de vendettas et de conflits entre familles. Les soupçons et les accusations mutuelles de sorcellerie, le souvenir des meurtres passés, la crainte d’une agression toujours possible créent un état de guerre permanent venant de leur peur. Ils combattent parce qu’ils se craignent et ne se sentent en sécurité que lorsqu’ils ont réussi à exterminer leur voisins.
La mort, quelle qu’en soit la cause, est toujours un meurtre. Et tout meurtre doit être vengé sur un ou plusieurs suspects. Il en résulte que ces innombrables vendettas se poursuivent sans arrêt. Tout sert de motif à une agression.

[modifier (go to modifier-242-section-9.cours)]Nourriture et sa façon de l’acquérir

Pour choisir l’emplacement de son champ, l’Indien se laisse guider par la richesse de la végétation, sachant que là où la forêt est dense et drue, le sol est aussi humide et gras.
L’Indien tire sa subsistance de la culture du sol, de la cueillette, de la pêche et de la chasse. La part qui revient à chacune de ces activités varie selon les saisons et les régions.
La participation des hommes aux travaux agricoles se limite au défrichement, le reste de la besogne est réservé aux femmes.
Les plantes cultivées par les Indiens sont fort nombreuses. Elles ont d’ailleurs été adoptés par les Européens et ont enrichi le capital économique de notre civilisation.
Dans ces nombreuses plantations nous pouvons retrouver le maïs, le manioc (son aliment de base), les arachides ou cacahuètes, les ananas, les haricots, le poivre et enfin, le tabac.
Mais l’Indien amazonien ne se limite pas à la culture des plantes alimentaires. Ses champs portent des cotonniers, des roucouyers et des génipayiers dont il tire des substances colorantes, des roseaux pour la hampe de ses flèches, des calebassiers et enfin des plantes dont le suc lui sert à empoisonner les poissons dans les rivières.

La forêt amazonienne est pauvre en gibier. Il faut parfois des jours entiers pour pouvoir rentrer chez soi avec de quoi nourrir toute sa famille.
Avant de partir à la chasse, les Indiens se frottent les yeux avec du poivre rouge ou se font piquer par des guêpes ou des fourmis. Ces tortures sont considérées comme nécessaire pour se rendre agile, fort, adroit et pour s’assurer la bonne chance. Aussi, tous les chasseurs emportent avec eux des « binas », c’est à dire des feuilles ou des graines qui, à cause de leur couleur ou de leur forme, sont censées faciliter la capture de certains gibiers. Les Indiens savent parfaitement imiter le cris des animaux, ce qui facilite leur tâche lors de la chasse.
L’arme de chasse par excellence est l’arc et la flèche.

[modifier (go to modifier-242-section-10.cours)]Cannibalisme

Le cannibalisme apparaît dans certaine tribus amazoniennes. Un homme prisonnier se voyait acquérir une femme qui devait l’aimer et le choyer. Son rôle était aussi de l’engraisser.
Les hommes âgés étaient tués et mangés presque aussitôt après leur capture mais les jeunes étaient gardés pendant plusieurs mois et parfois même, plusieurs années.
Jusqu’à la veille de l’exécution, il y avait diverses cérémonies. La foule jouait avec le prisonnier comme avec une souris. Par exemple, on l’invitait à s’enfuir et tous se lançaient à sa poursuite pour se donner la joie de le re-capturer.

[modifier (go to modifier-242-section-11.cours)]Jeu

Les Indiens amazoniens sont amateurs d’un jeu qui rappelle le football sauf qu’ici, le ballon est projeté avec la tête ou l’épaule.

[modifier (go to modifier-242-section-12.cours)]Conclusion

Les Indiens de Guyane et de l’Amazonie sont renfermés sur eux-mêmes. Ils vivent en autarcie selon leurs coutumes et leurs croyances qui les séparent complètement du reste du monde et de nos réalités actuelles.

Il existe encore aujourd’hui des cultures précaires par rapport à la nôtre. Notre éducation et nos connaissances poussent à une incompréhension face cette société dont les croyances aux esprits et aux démons contrôlent le quotidien.

Dernière mise à jour: le 19.04.2008 à 15:23
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