Dernière version du 24.08.2007 17h32
Sommaire
1 L’analyse de Karl MARX (outrageusement simplifiée…)
1.1 Pourquoi la Classe Ouvrière (C.O) est-elle selon lui « exploitée » par la Bourgeoisie (B) ?
1.2 Pourquoi « volé » ?
1.3 Alors où est l’exploitation ?
1.4 Et la lutte des classes ?
1.5 La lutte des classes désigne donc…
1.6 Comment faire disparaitre la lutte des classes ?
[modifier (
modifier-66-section-1.cours)]L’analyse de Karl MARX (outrageusement simplifiée…)
[modifier (
modifier-66-section-2.cours)]Pourquoi la Classe Ouvrière (C.O) est-elle selon lui « exploitée » par la Bourgeoisie (B) ?
Le travailleur salarié fournit au capitaliste (K) sa force de travail, et reçoit en contrepartie un salaire.
Ce salaire est le plus faible possible compte tenu de l’état du marché du travail d’une part (rôle de « l’armée de réserves ») et du coût de reproduction de la Force de Travail (F.T)
Ayant acheté cette FT, le « capitaliste » (propriétaire de l’entreprise) possède sa capacité à créer des richesses : il va l’utiliser au mieux de ses intérêts (durée / intensité)
On ne voit toujours pas pourquoi le travailleur est exploité…
Supposons qu’il coûte 100 euros à son employeur (en salaire et autres charges).
S’il créé des richesses pour une valeur de 100 euros, son employeur ne gagne rien en embauchant ce salarié.
S’il créé pour 150 euros de richesse, il y aura donc 50 euros de richesse qu’il aura créé par sa force de travail, mais qui lui seront volés.
[modifier (
modifier-66-section-3.cours)]Pourquoi « volé » ?
Parce que, du fait de la Propriété Privée des Moyens de Production (PPMP), le fruit de son travail ne lui appartient pas : il appartient au(x) propriétaire(s) de l’entreprise.
Il a donc créé, avec ses compétences, à la sueur de son front, quelque chose qui a une valeur de 150, mais il ne perçoit qu’une partie de la valeur de la richesse qu’il a effectivement créée
[modifier (
modifier-66-section-4.cours)]Alors où est l’exploitation ?
Il est donc en quelque sorte « volé » d’une partie des richesses qu’il a créées : c’est la plus value.
C’est à l’occasion de la vente de ce que le salarié aura produit que cette « plus-value » devient « profit » : elle prend enfin une forme monétaire.
La grande « tare » du capitalisme est ici : le salarié ne peut pas obtenir, en salaire, la totalité de la richesse qu’il créée.
[modifier (
modifier-66-section-5.cours)]Et la lutte des classes ?
Tous ceux qui vendent leur FT (ce ne sont pas seulement des « ouvriers ») subissent donc ce phénomène d’exploitation.
La classe ouvrière a donc des intérêts contradictoires avec la Bourgeoisie : elle cherche à limiter ce phénomène d’exploitation en obtenant des hausses de salaires, une RTT (réduction du temps de travail), une amélioration des conditions de travail.
Or les propriétaires des entreprises ont des objectifs contraires : toute hausse des salaires, toute RTT réduit la plus value et donc les profits
[modifier (
modifier-66-section-6.cours)]La lutte des classes désigne donc…
Cette opposition d’intérêts – dans tous les pays capitalistes – entre, d’un coté ceux qui vendent leur force de travail, et, de l’autre, ceux qui achètent cette force de travail (les propriétaires des entreprises, donc).
Elle ne disparaitra que le jour où ce système économique sera abandonné.
La lutte des classes provient donc de ce que la propriété des entreprises (du « capital » dit Marx) appartient à des personnes privées, condamnant la grande masse des gens à leur vendre leur force de travail pour vivre.
[modifier (
modifier-66-section-7.cours)]Comment faire disparaitre la lutte des classes ?
Il faut – il suffit – de changer de système économique…
Supprimons la PPMP dit Marx et disparaissent automatiquement les classes sociales et la lutte des classes…
Facile non ?
