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Dernière version du 30.10.2007 17h51
1 Philosophie 2 Langue 3 Mathématiques 3.1 Le nombre d'or 3.2 Le théorème de Pythagore 4 Architecture 5 Politique 6 Médecine 6.1 Branches de la médecine avec un nom d'origine grecque 7 Linguistique 8 Histoire 9 Peinture 10 Littérature
Bienvenue chers internautes ! Dans ce cours qui est plutôt un dossier, à vrai dire, je vais vous présenter les principaux aspects de notre culture hérités de la Grèce antique. Un sujet bien plus vaste qu'il n'y paraît. J'ai essayé d'être concis, j'ai divisé cet exposé en plusieurs thèmes précis. Cependant on en dira jamais assez sur l'influence grecque sur notre civilisation, aussi je vous invite à compléter chacune des parties avec vos propres connaissances, afin de rendre ce cours le plus complet possible. On commence ?
Il ne faut pas confondre nombre d'or des astronomes et nombre d'or des mathématiciens. Celui des astronomes est de 19 (le plus petit nombre d'années où entrent un nombre exact de lunaisons), en mathématiques il a pour valeur soit environ 1,618. Il se note Ф (phi) en hommage au sculpteur Phidias. Ce nombre présente d'étonnante propriétés et relations avec la géométrie, mais c'est surtout sa présence dans la nature qui fait son originalité. Par exemple, en considérant un corps humain de proportions parfaites, on a : longueur tête-sol divisé par longueur nombril-sol qui approche Ф, de même longueur épaule-main divisé par longueur coude-main qui approche le nombre d'or, etc. Dans une ruche, le nombre d'abeilles divisé par le nombre de faux bourdons est aussi égal à Ф ! Le nombre d'or se retrouve aussi dans l'art. En peinture et dessin, Léonard de Vinci l'utilisa abondamment, dans des tableaux comme La Joconde ou La Vierge aux Rochers. Son dessin de L'Homme de Vitruve, censé représenter un être humain au corps parfait, est entièrement proportionné suivant le nombre d'or ! En poésie, on retrouve une forme très particulière, le rondel, qui se compose d'un vers de huit pieds, suivi d'un vers de cinq pieds. Or Ф ! Un exemple de rondel, écrit par Baudelaire : « Que j'aime voir, chère indolente De ton corps si beau » On peut discuter la beauté de ces deux lignes, mais certains affirment que la présence du nombre d'or dans ces vers les rend admirables...
D'après le théorème de Pythagore, si on a un triangle rectangle de côtés a et b et d'hypoténuse c alors . Ce théorème se démontre au moyen des deux schémas ci-contre : la figure 1 montre qu'un carré de côté a + b peut être décomposé en quatre triangles rectangle de côtés a, b et c, plus un carré de côté a et un carré de côté b. La figure 2 montre qu'un même carré de côté a + b se divise aussi en quatre triangles rectangle de côtés a, b et c, plus un carré de côté c. Les deux figures ont la même aire, elles ont toujours une aire égale une fois les quatre triangles retirés. L'aire de la figure 1 est alors de , celle de la figure 2 de , donc .
L'architecture néo-classique utilise des éléments gréco-romains comme les frontons ou les portiques, remis au goût du jour par des fouilles de sites antiques. Cette période se déroule du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au début du XIXe siècle et se met au service du pouvoir politique. Ce style préconise un retour à la vertu et à la simplicité de l'antique après le baroque et les excès des frivolités du rococo. Ce courant se développe en France sous la Révolution française et donne plus tard le style Empire, un style qui mélange l'héritage gréco-romain et l'influence égyptienne. Napoléon veut « faire de Paris la nouvelle Rome », des édifices comme l'Arc de Triomphe ou la colonne Vendôme rappellent cette influence, ou encore le Panthéon, dont l'architecte fut Jacques-Germain Soufflot.
Le Panthéon, monument aujourd'hui destiné à abriter de grands personnages ayant marqué l'histoire de France, est un bâtiment long de 110 mètres et large de 84 mètres. La façade principale est décorée d'un portique aux colonnes corinthiennes, surmonté d'un fronton triangulaire réalisé par David d'Angers. L'édifice, en forme de croix grecque, est couronnée par un dôme haut de 83 mètres, coiffé d'un lanterneau (une tourelle ajourée, garnie de colonnettes). On peut citer en France, comme souvenirs de cette architecture néo-classique : l'Église de la Madeleine, le Palais Brongniart, le château du Petit Trianon, la rue de Rivoli, et dans les campagnes des maisons issues du palladianisme, un autre style issu du néo-classicisme qui s'applique à des édifices isolés, ruraux et de forme ramassée.
La démocratie en France prend ses racines dans la démocratie athénienne. De ce système on retient d'abord l'isonomie, autrement dit l'égalité des citoyens devant la loi, ainsi que la possibilité pour chacun de proposer et s'exprimer, même si cette représentation se fait indirectement en France de nos jours. On retient aussi le système de deux assemblées :
Comme le disait Périclès, « la démocratie c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Ce qui impliquait :
Ces principes de fond se retrouvent toujours aujourd'hui.
Un mot composé de 3 racines grecques : autobiographie (auto : soi-même ; bios : la vie ; graphos : l'écriture).
On pense que les Grecs ont migré du sud vers la péninsule balkanique en plusieurs vogues de peuplement. En tout, on distingue deux moments dans l'expansion grecque en Méditerranée. Le premier débute au milieu du VIIIe siècle av. JC et il amène des Grecs venus essentiellement d'Eubée et de Grèce continentale à s'installer en Italie du Sud et en Sicile. La seconde migration commence à partir du deuxième quart du VIIe siècle av. JC et il voit à la fois l'origine des colons et les lieux de colonisation se diversifier et s'étendre. Les Grecs des îles et d'Asie mineure fondent des établissements en Occident mais aussi en Afrique et jusqu'aux rives de la mer Noire. Vers le milieu du VIe siècle av. JC, le mouvement d'expansion marque un temps d'arrêt, et s'il y a dans les décennies suivantes d'autres fondations, elles présentent un caractère un peu différent. Toute l'histoire de la Grèce antique requiert une étude soigneuse des sources qui la décrivent. Tous les travaux des écrivains politiques et historiens grecs qui nous sont parvenus, à savoir Hérodote, Thucydide, Platon, ... appartiennent tous à la sphère athénienne. Hérodote et Thucydide furent les ancêtres des historiens modernes. En effet, ils furent les premiers à raconter l'Histoire en se basant uniquement sur des faits et des causes réels, ou du moins observables, excluant de leurs écrits toute trace de dieux ou de mythologie.
L'influence de la mythologie grecque est très forte sur la peinture de XIXe siècle, où surgit le néo-classicisme après le style rococo. On retourne à une correction des formes et des mises en scènes, la simplicité, le but de représenter les choses au plus proche de la réalité. On peut par exemple citer le peintre Dominique Ingres, et son tableau Œdipe explique l'énigme du Sphinx, ou encore Saturne dévorant un de ses enfants de Goya. On trouve aussi le peintre Pierre-Narcisse Guérin. Dans la lutte pour la liberté, on trouve la célèbre peinture d'Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, où la femme au premier plan est apparentée à Athéna guidant ses soldats.
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Voilà ! J'espère que ce cours vous servira et que vous avez appris des choses ! Je le répète : si vous voulez ajouter des choses, n'hésitez surtout pas !
Dernière mise à jour: le 30.10.2007 à 18:51 Licence: Libre de partager, modifier - Devoir de citer la source - Pas d'utilisation commerciale Daskoo.org, partage de cours