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Chemin : Daskoo > Cours > Français > La proposition (nature et fonction)
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La proposition (nature et fonction)

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Sommaire

1 Les propositions subordonnées
1.1 La subordonnée relative
1.2 La subordonnée conjonctive (complétive)
1.2.1 Les conjonctions de subordination
1.3 La subordonnée conjonctive circonstancielle
1.4 Les autres

Les propositions subordonnées

La subordonnée relative

La subordonnée relative complète un nom appelé l'antécédent. Elle est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses dérivés).

Dans les exemples à suivre, les propositions seront colorées de la manière suivante : principale – subordonnée. Pour plus de clarté, seront également colorées les natures et les fonctions.

Ex :

  • « Un instant, j'ai cru voir une vache | qui était violette. » Nous avons ici une proposition subordonnée relative de base, complément de l'antécédent « vache ». On peut la supprimer.
  • « Le cheval | dont la robe est magnifique | me paraît très sympathique. » Celle-ci est complément de l'antécédent « cheval ». Quant à la principale, c'est « Le cheval me paraît très sympathique. » Et oui, la subordonnée peut s'incruster au milieu d'une principale !

Remarque : La relative peut aussi compléter un pronom, puisqu'il remplace un nom !

La subordonnée conjonctive (complétive)

La subordonnée conjonctive (complétive) complète un verbe, dont elle est le COD, le COI ou le sujet. Elle est introduite par une conjonction de subordination.


Les conjonctions de subordination

Petite parenthèse. Les conjonctions de subordination sont que, comme, lorsque, puisque, quand, si. Mais il existe aussi des locutions conjonctives de subordination, comme « afin que », « si bien que », etc. Leur nombre exact est inconnu, mais elles nous seront très utiles dans la partie 2.2.2 : pour la conjonctive complétive, « que » est majoritairement utilisé. Parenthèse fermée.


Ex :

  • « Je veux | que vous compreniez cet exemple. » Ici, la proposition subordonnée conjonctive est introduite par la conjonction de subordination « que ». Sa fonction est COD.
  • Voici un exemple de proposition subordonnée fonction sujet: "Que tu vienne est son seul désir.". La proposition subordonnée est "Que tu vienne".(signé Rémix)

La subordonnée conjonctive circonstancielle

Comme sa grande sœur, la subordonnée conjonctive circonstancielle complète un verbe ; cette fois, sa fonction est d'en être le complément circonstanciel. De même, elle est introduite par une conjonction de subordination, ou une locution comme vu précédemment. Faisons à nouveau appel à nos exemples pour mieux comprendre tout ça !

  • « Je compris | quand je réfléchis au problème. » Fidèle au poste, notre principale est là. Elle est complétée par une subordonné conjonctive de fonction circonstancielle de temps ; ce que vous pouvez aussi tourner : « subordonné conjonctive circonstancielle de temps » sur une copie, pour plus de clarté.
  • « Elle parvint à mettre le chocolat dans le papier alu | alors que ses copines n'y arrivèrent pas. » La principale, qui s'est au passage allongée sans aucun incidence sur ce que nous étudions, est là. Ici, notre conjonctive est circonstancielle d'opposition. C'est la locution conjonctive « alors que » qui marque cette opposition.

Pour déterminer face à quel type de circonstance nous nous trouvons, il faut bien prêter attention au sens de la phrase. La subordonnée peut très bien exprimer l'opposition, la manière, le temps, le lieu, le but, la cause, la conséquence (!!! à ne surtout pas confondre), ...
Je répète, faites attention au sens de la phrase. La locution n'est pas toujours apparente. Un exemple ? J'en ai rencontré un très bon en épreuve. Le voici, ou à peu de choses près :

  • « J'écris | parce que ce jour-là, on m'a demandé de raconter un dimanche | et qu'aussitôt je me suis senti deux fois vivant. » Vous reconnaissez la principale ? Il y a deux subordonnées. La première est une conjonctive circonstancielle de cause (pourquoi ? parce que). La seconde, « qu'aussitôt je me suis senti deux fois vivant », est aussi une conjonctive. Sa fonction est aussi d'être circonstancielle de cause, mais la locution n'est pas répétée, puisqu'elle sont coordonnées par « et ».

Les autres

Il en existe d'autres, des subordonnées... Si, si :d. En voici une présentation rapide (promis !).

  • La subordonnée interrogative indirecte : « Je me demande |si elle vient|. »
  • La subordonnée infinitive : Bien connue des latinistes, elle ne marche pas de la même façon en français. Ex : « Ce matin, j'ai entendu |les oiseaux chanter|. » Ici, chanter n'est pas un verbe conjugué... Pourtant, si on prête attention aux sens, qui chantent ? Les oiseaux ! C'est donc bien une proposition, bien que le verbe soit à l'infinitif. Je vous avais menti au début... Pardon :$.
  • La subordonnée participiale (ou participe) : « Elle l'oubliera, |le temps aidant|. » De même, qui aide ? Le temps.
    • Il est à noter que ces deux dernières ont un sujet qui leur est propre (c'est-à-dire différent de la principale). Par exemple, dans « L'homme a bondi pour rattraper l'animal », c'est toujours l'homme qui rattrape l'animal : « pour rattraper l'animal » n'est pas une infinitive.

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