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Le développement durable

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Sommaire

1 Le développement durable au cœur de l'économie nationale
1.1 Impact des ménages sur l'aspect économique du développement durable
1.2 La place des entreprises dans le développement durable
1.3 Le rôle de l'État
1.3.1 Éducateur
1.3.2 Législateur
1.3.3 État subvention

Le développement durable au cœur de l'économie nationale

Impact des ménages sur l'aspect économique du développement durable

La principale force d'un ménage sur l'aspect économique du développement durable est sa capacité à consommer. Dans ce contexte de consommation, il apparait plusieurs domaines où se rejoignent la protection de l'environnement et la croissance économique.

  • Dans l'électroménager, il est depuis 1995 obligatoire de présenter en magasin l'étiquette écologique du matériel en vente. Celle-ci représente le rapport qualité/consommation énergétique.
  • Dans le matériel électronique, il est instauré depuis le 15 novembre une écotaxe, représentant les frais de recyclage du produit, qui s'ajoute au prix initial de ce dernier.
  • Les emballages sont également au centre de la consommation. Certaines enseignes ou grandes surfaces possèdent un rayon spécial emballage minimum. Les conditionnements sont réduits au maximum, grâce à une démarche systématique de simplification et de réduction des emballages.
  • L'agriculture biologique prend une place grandissante dans la consommation française. L'agriculture biologique est, selon le décret du 10 mars 1981, une « agriculture n'utilisant pas de produits chimiques de synthèse ». De 1999 à 2005, la consommation annuelle des produits issus de l'agriculture biologique a augmenté en moyenne de 10percent_signe (selon l'Agence Bio). Sachant que les agriculteurs sont eux aussi à la recherche d'un profit maximum, on peut en déduire dans cette optique, que si les consommateurs achetaient davantage de produits issus d'une agriculture biologique, il y aurait de plus en plus d'agriculteurs conventionnels qui deviendraient des agriculteurs biologiques.
  • Le commerce équitable prend lui aussi une place grandissante. L’évolution du chiffre d’affaires en France des produits majoritairement alimentaires garantis par l'ONG Max Havelaar illustre particulièrement cette tendance. Il était de 18 millions d'euros en 2001 alors qu'il dépasse les 120 millions en 2005, soit une augmentation de plus de 600percent_signe en 4ans (http://www.commercequitable.org).

On observe donc bien que le consommateur possède une place de premier choix dans la lutte pour le développe-ment durable, par le biais de sa consommation. De plus, la sensibilisation des ménages pour consommer mieux, peut inévitablement entrainer un changement de politique de la part des entreprises, c'est à dire à devenir moins pol-luantes par exemple.

La place des entreprises dans le développement durable

Les entreprises connaissent un intérêt grandissant à introduire une stratégie en faveur du développement durable. En effet, celles-ci étant mises sous pression de diverses origines (consommateurs, les lois établies par les gouvernements, les actionnaires...), elles suivent avec plus ou moins d'enclin le changement de comportement vis à vis des questions environnementales.
Les entreprises alimentaires sont particulièrement concernées par les changements de comportement des consommateurs. En effet, les rayons spécifiques « Agriculture Biologique », « Commerce Équitable » ou encore les rayons « Self-discount » grandissent, notamment dans les grandes surfaces.
Les distributeurs ne sont bien entendus pas les seuls concernés, les fabriquants et constructeurs (d'électroménager, par exemple), suivent de près les goûts des consommateurs. Ce sont des derniers qui encouragent les entreprises à devenir plus « propres ».
Le développement durable est également un argument publicitaire pour les entreprises, bien que pour leurs détracteurs, ce concept reste à l'étape d'idée inutilisée. Cependant, selon une étude de la CITEPA (décembre 2003), les émissions de gaz à effets de serre ont diminués de 1990 à 2002 de (en équivalent de tonnes de CO2) :

  • 19percent_signe dans le domaine de l'industrie manufacturière
  • 15percent_signe dans le domaine de l'industrie de l'énergie
  • 6percent_signe dans l'agriculture

Il a été créé en 2000 la Global Compact par Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, il s'agit d'un pacte qui illustre la volonté des entreprises, ONG et institutions de s'affirmer comme des acteurs d'une nouvelle économie mondiale plus « responsable ». Ce pacte compte plus de 1300 entreprises dont 200 françaises, il rassemble les différents acteurs (entreprises, ONG, institutions...) autour de neuf principes relatifs aux droits de l'Homme, aux normes du travail et de l'environnement. Un dixième principe de lutte contre la corruption est rajouté le 24 juin 2004. Ces principes visent à promouvoir la responsabilité civique des entreprises afin que le monde des affaires puisse participer à la recherche de solutions pour résoudre les problèmes posés par la mondialisation.
Il est donc clair que les entreprises connaissent une prise de conscience envers la protection de l'environnement. Celles-ci savent, pour la plupart, qu'il y a un important profit dès lors qu'elles prendront en compte la question de l'importance du développement durable. Hélas, il reste environ 30percent_signe des entreprises où cette préoccupation reste à l'état de réflexion, par les changements qu'elle entraine dans l'immédiat. Cependant, les entreprises sont régulièrement encouragées à l'aide de subventions de la part l'État.

Le rôle de l'État

Éducateur

L'État souhaite éduquer la population française. On ressent cette volonté dans l'article 8 de la charte de l'environnement « L'éducation et la formation à l'environnement doivent contribuer à l'exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte ». On retrouve d'or et déjà une éducation environnementale par le biais de l'éducation nationale, c'est alors que depuis la rentrée 2004, le développement durable fait partie intégrante des programmes scolaires.
A la fin août 2006, Nelly OLIN, Ministre de l’Ecologie et du Développement durable, a obtenu que soient insérées dans les cahiers des charges des télévisions et radios publiques des dispositions relatives à la prise en compte de l’environnement et du développement durable dans leurs programmes.
Dès lors, on retrouve plusieurs émissions qui traitent du problème environnemental comme à la radio « Planète Terre », « Planète Environnement » ou encore « Terre à Terre », ou bien à la télévision « En Terre Inconnue ».
Il reste alors à l'État d'utiliser le média qui offre le plus de possibilité qu'est Internet. Il offre relativement peu d'informations sur le développement durable, notamment sur le site du ministère de l'écologie et du développement durable. Il laisse donc d'autres associations, ONG, sociétés s'occuper de cette éducation.

Législateur

Le rôle de l'État qui ressort le plus pour les consommateurs et celui de législateur. On voit l'influence de l'État législateur par le biais des lois proposées par le gouvernement, comme celle concernant le traitement des DEEE (déchets d'équipements électriques et électroniques). Le rôle législateur de l'État sera précisé par ses actions concrètes dans la partie III° Législation.

État subvention

Dans sa volonté d'éduquer les français (autant les entreprises que les ménages), l'Etat propose souvent des subventions pour les consommateurs au profit du développement durable. Cela s'illustre par plusieurs procédés s'appliquent.

  • Associations - Le MEDD peut libérer des crédits aux associations si ces fonds sont destinés à :
    • L'information du citoyen et leur participation aux débats publics
    • L'éducation à l'environnement pour un développement durable
  • Entreprises
    • Participation financière aux frais d'installations énergétiques ou de traitement des déchets…
  • Particuliers
    • Par le biais des communes, l'État libère parfois des fonds pour les investisseurs de matériels énergétiques, produisant de l'énergie renouvelable comme l'énergie solaire, géothermique…
    • Une autre aide de l'État consiste également à exonérer tout impôt sur ce type de matériel