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Management Interculturel

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Geert Hofstede définit six facteurs de différenciation culturelle :

  • Le polychronisme et le monochronisme,

Les cultures qui ont une attitude polychronique (Italie, Grèce, Amerique latine, Maghreb ou Afrique Noire) peuvent faire plusieurs choses à la fois, leur temps est flexible et les relations entre les individus sont intenses et durables.

  • La distance hiérarchique,

La distance hiérarchique peut donc être définie comme le degré d’inégalité attendu et accepté par les individus.

  • Le contrôle de l'incertitude,

Désigne le degré de tolérance qu'une culture peut accepter face à l'inquiétude provoquée par les événements futurs.

  • L'individualisme et le collectivisme,
  • La dimension masculine/féminine,

Il s'agit de savoir si une société est plutôt plus sensible à des facteurs émotionnels (féminin) ou factuels (masculin).

  • L'orientation court terme/moyen terme.

Cette étude est basée sur une analyse menée auprès des employés IBM dans 50 pays.


Fons Trompenaars est un auteur dans le domaine de la communication interculturelle.
Son ouvrage le plus célèbre est sans doute Riding the Waves of Culture.

Il a développé un développé un modèle d'analyse culturelle à sept dimensions:

• universalisme / particularisme
Les cultures universalistes considèrent qu’une solution qui a résolu un problème une fois doit toujours être appliquée. En cela elle préfère appliquer la norme, la règle. Elles cherchent la solution à portée générale, quels que soient les cas particuliers. À l'inverse, les cultures particularistes accordent plus d’attention aux obligations relationnelles et aux circonstances conjoncturelles. Confrontés à un problème, les particularistes cherchent une solution adaptée à la situation particulière.
Les relations qu’entretient le siège de certaines entreprises vis-à-vis de leurs filiales illustrent également cette dimension. Nombreux sont les groupes qui contrôlent au niveau mondial leur direction marketing ou de ressources humaines et cherchent à implanter les mêmes systèmes dans toutes les filiales.

• individualisme / collectivisme
L’individualisme se définit comme "une orientation fondamentale vers soi-même" et le collectivisme comme "une orientation fondamentale vers des buts et des objectifs communs".
L’auteur avance qu’il existe un lien entre les pays protestants et de culture individualiste et les pays catholiques latins et les pays asiatiques et le collectivisme.
neutralité / affectivité
Les individualistes considèrent que les décisions doivent être prises par un seul responsable. Celui-ci en assume les conséquences. À l'inverse, les Collectivistes cherchent un consensus entre tous les membres du groupe concerné. La décision qui en sortira engagera toute l'équipe.

• neutralité / affectivité
Selon la culture, les émotions peuvent être exprimées différemment. Dans certains pays, il est naturel d’exposer ses états d’âme tandis que pour d’autres nationalités cela est mal perçu. Les Affectifs admettent les attitudes subjectives, guidées par les sentiments.
Les Neutres, au contraire, privilégient les attitudes objectives, rationnelles, dépassionnées. Ils préfèrent éviter d’exprimer leurs sentiments. Les neutres considèrent qu'il ne faut jamais manifester ses émotions, surtout pas sur le lieu de travail. Pour eux, l'attitude affective accuse un manque de maîtrise et d’objectivité.

• degré d'engagement (limite / diffus)
La part de la personnalité et de la vie privée dévoilée aux autres dans le cadre professionnel dépend des cultures. Certains changent de comportement selon le contexte, tandis que d'autres gardent la même attitude en tous lieux.
Ceux qui compartimentent leur vie sont Spécifiques. Ainsi, selon l’auteur, si un manager américain rencontre un collaborateur sur un terrain de golf, il le traite selon son niveau de jeu plutôt que son niveau hiérarchique.
À l'inverse, les Diffus ne marquent pas de frontières entre les différents aspects de leur vie. Par exemple, l'emploi des titres hors du contexte professionnel est une pratique courante en Allemagne : "Herr Doktor" s’emploie au bureau aussi bien qu’en faisant des courses.

• statut atribué / statut acquis

• orientation temporelle (temps séquentiel / temps synchronique)

• Volonté de contôle de la nature
Le dernier élément culturel est celui qui se réfère au noyau dur de la culture, c’est à dire le rapport à l’environnement.
Certains considèrent qu'ils peuvent contrôler la nature. Les membres de cette culture sont orientés vers eux-mêmes, ils conçoivent l’organisation comme obéissant à ceux qui la conduisent. D'autres, plus orientés vers l’extérieur, pensent que l’homme doit accepter les lois de l’environnement qui s’impose à lui. Ils se laissent guider par ses lois, veulent vivre en harmonie avec la nature.


Enfin pour finir cette note sur le management interculturel, il convient de citer la notion de hi-context et low-context:

Certaines cultures, dites à "faible contexte", éprouvent le besoin de recueillir beaucoup de données. C'est le cas des cultures anglo-saxonnes et germaniques, dites "linéaire-actives", qui sont orientées data.

A l'inverse, dans les cultures à "haut contexte", ou encore "cultures réactives" ou "cultures multi-actives" - c'est le cas de la France et des autres pays latins - les informations sont communiquées de manière indirecte et suggestive, le but étant de créer une ambiance, un relationnel, un dialogue.