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En relativité restreinte, nous savons que l'intervalle élémentaire d'espace-temps, , défini par
noté
(On a pour toute particule matérielle, ce qui signifie également que sa vitesse, mesurée dans tout référentiel, est inférieure à , vitesse de la lumière)
sur la trajectoire d'espace-temps d'un mobile, est un invariant relativiste (invariant par changement de référentiel galiléen).
On peut faire l'hypothèse que pour une particule matérielle libre, l'action n'est autre (à une constante multiplicative, d'une certaine dimension physique, près) que l'intervalle d'espace-temps :
soit
D'où le lagrangien d'une particule libre, en théorie relativiste :
Pour préciser la signification de k, calculons l'impulsion de la particule :
Or pour les vitesses négligeables par rapport à c, on doit retrouver asymptotiquement la mécanique classique, à savoir ;
Pour ,
d'où l'identification
et (pour la particule libre) :
ce qui donne immédiatement
Calculons à présent l'énergie de la particule libre :
On retrouve la célèbre formule due à A. Einstein :
plus connue sous sa forme où la particule est au repos dans le référentiel considéré :
Voyons la relation entre cette définition de l'énergie et celle de la mécanique non-relativiste : Si la vitesse de la particule est petite par rapport à c, on peut faire le développement limité de l'expression
On retrouve l'énergie "de masse" du corps au repos, , puis l'énergie cinétique classique, , puis des corrections relativistes de différents ordres.
Ordres de grandeur : pour , et
Le terme correctif est 100 000 fois plus petit que la valeur classique de l'énergie cinétique, donc négligeable. A ces vitesses, la mécanique classique reste une excellente approximation.
Nous pouvons conclure en donnant l'équation du mouvement d'une particule soumise à une force (définie par sa mesure dans le référentiel considéré) :
(dans le cas d'une force dérivant d'un potentiel U, le lagrangien devient )
Montrons que le travail d'une force appliquée à une particule est bien toujours la variation de l'énergie de cette particule :
Or
On a bien
Juste une remarque : lorsque le corps accéléré par la force approche de la vitesse de la lumière (son mouvement étant observé dans le référentiel galiléen défini au départ), , donc aucune force ne peut fournir un travail suffisant pour lui faire atteindre la vitesse de la lumière dans un référentiel galiléen donné.
Et la transformation de Lorentz, ainsi que sa conséquence, la transformation relativiste des vitesses, montre qu'aucun corps matériel ne peut atteindre la vitesse de la lumière, dans tout référentiel galiléen.